Quelle huile ?
Quelle huile pour votre ULM ?
On distingue aujourd'hui 3 sortes d'huiles vendues couramment :
L'huile minérale techniquement dépassée et théoriquement non miscible avec
les autres sortes d'huiles :
A EXCLURE TOTALEMENT
POUR NOS MOTEURS ULM.
- L'huile de semi-synthèse constituée de 35% d'huile de synthèse
constituée d'un support (base SOLVANTE) et de 65% d'huile minérale. Elle donne
les meilleurs résultats avec les moteurs qui tournent à moins de 8-9000 t/mn,
c'est-à-dire avec nos moteurs ULM : c'est donc l'huile
recommandée.
- L'huile de synthèse constituée d'un support (base DISPERSANTES) et
d'un cocktail d'additifs dont certains ne sont pas dérivés du pétrole.
Réservée aux moteurs dont la vitesse de rotation se situe au-delà de 9 à 10000
t/mn. En effet, à ce régime l'huile minérale est centrifugée, éjectée des
parois du moteur et le film d'huile ne peut résister aux pressions et à la
charge. On utilise donc dans les huiles de synthèse des bases DISPERSANTES qui
possèdent un pouvoir fixant très élevé et qui est iso-thermique : les
molécules d'huile adhèrent fortement au piston et constituent une couche
adhérente et lubrifiante.
ATTENTION :
Utilisée
dans les moteurs lents, l'huile de synthèse forme une pellicule entre le
piston et le cylindre qui empêche le refroidissement. Jusqu'à 6000 t/mn,
l'échange thermique piston-cylindre est gêné et la chaleur ne peut plus être
évacuée.
En 2 temps, je conseille :
Une huile semi-synthétique pour les moteurs tournant en dessous de 8000
t/mn,
une huile de synthèse pour les moteurs à hauts régimes,
bref, des
lubrifiants de haute qualité.
En effet, le poste "huile" dans le prix de
revient d'un ULM et à fortiori s'il ne vole que quelques dizaines d'heure par
an, est vraiment dérisoire et ne doit pas nous faire hésiter, le coût de la
moindre réparation effectuée sera bien supérieur à toutes autres économies de
bouts de chandelles comme le prix de revient du lubrifiant.
- ROTAX préconise 2% d'huile,
- SIMONINI préconise 3% d'huile
MAIS ATTENTION : dans ces conditions un décalaminage
complet , c'est à dire des transferts d'échappement, des culasses et des
calottes supérieures et inférieures des pistons, s'impose toutes les 50 heures
!
En effet, l'huile a tendance à s'accrocher aux parois (c'est
d'ailleurs son rôle) et elle se transforme sous la calotte du piston en un
épais résidu noirâtre : c'est la cokéfaction. Ce dépôt augmente avec le
nombre d'heures de fonctionnement, et d'autant plus vite que le pourcentage
d'huile est élevé. Le flux thermique est très ralenti au passage de cette
couche d'huile transformée. Plus elle sera épaisse, et plus elle limitera le
refroidissement du piston. Il va donc monter en température et attention au
serrage.
Si vous préférez décalaminer toutes les 100 heures ou plus, n'utilisez
pas plus de 1,8% d'huile pour 2% et 2,7% pour 3%.

Les normes de définition des huiles :
Plusieurs normes existent en
matière d'huiles suivant les propriétés recherchées :
- La norme TSC qui est obsolète depuis 1989 (mais qui est toujours
utilisée sur les bidons) :
TSC1 : pour les moteurs < 50 cm3
TSC2 :
pour les moteurs < 80 cm3
TSC3 : pour les moteurs refroidis par air >
80cm3
TSC4 : n'existe pas et est une invention de journaliste.
Cette
norme est donc périmée, mais on utilisera l'indication TSC3 sur les bidons.
- La norme API définie par l'industrie pétrolière américaine : API x
y
x =
T pour les moteurs 2T à essence
S pour les moteurs 4T à
essence
C pour les moteurs 4T diesel
G pour les Hautes Transmissions
Hypoïdes (différentiels)
y =
A pour les moteurs < 50 cm3
B pour
les moteurs < 80 cm3
C pour les moteurs >= 80 cm3 refroidis par air
ou par liquide dans certains cas.
D pour les moteurs >= 80 cm3 refroidis
par liquide avec un standard thermique de 62°C.
- La norme marine :
C'est la norme NMMA définit pour les moteurs
marins refroidis par l'eau :
TCW II pour les moteurs dont le standard
thermique est de 42°C
TCW III pour les moteurs dont le standard thermique
est de 62°C
- La norme JASO, d'origine japonaise, qui s'attache surtout aux
qualités de nuisance écologiques des huiles :
JASO FA et FB n'ont aucun
intérêt pour nous.
A retenir JASO FC qui est une norme très sévère
appliquée aux fabricants en matière de nuisances (fumées) et de pollution.
- La norme GLOBALGD qui recouvre API + JASO FC +
la biodégradabilité.
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